Zebda

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ZEBDA comme vous pouvez vous en doutez est un groupe toulousain, il est composé de sept jeunes gens d’origines différentes et c’est ce qui fait la force de ce groupe. Je dis sept mais de nombreuses autres personnes sont invitées aussi bien dans les chansons que dans les musiques. Au pays du tiercé ZEBDA nous parle de la banlieue, de politique, de leurs origines, de la vie quoi. Les textes sont sérieux et ciblés; les musiques regroupent plusieurs styles. Le tout forme un mélange détonnant. Ils ont sorti à l’heure actuelle trois albums, le premier fut plutôt discret mais le troisième les a révélé au grand public.

On ne peut pas simplement se contenter d’écouter « le bruit et l’odeur », parole de Cherfi Magyd, musiques de ZEBDA, le troisième album, car le précedent qui est intitulé : le bruit et l’odeur est tout aussi terrible. Le titre de cet album fait référence à un discours fait par Jacques Chirac il y a quelques années au sujet des immigrés et des embêtements qu’ils occasionnent vis à vis des travailleurs français. Cette album comme son nom l’indique est leur premier coup de Encore un des chanteurs à l’accent toulousain gueule. La chanson « La bête (j-m-l-p) » est un petit bijou, une critique acerbe contre le raciste de base, bien qu’elle garde constament un « il » impersonnel elle reste suffisament explicite. Chapeau les artistes. D’autres chansons sortent du lot : « La faucille et le marteau, Mon père m’a dit, Ma rue et Toulouse ». Pour un premier album il n’y a pas grand chose à redire, il est plus tourné vers la région de Toulouse et semble contenir pas mal de message et d’anecdotes personnels. On y découvre l’univers de ZEBDA et leurs convictions.

Le premier album de ZEBDA est une véritable petite perle, on peut dire que j’ai tout de suite accroché. On y trouve certains des titres que le groupe reprend en concert tels que Mala Diural (tradition algérienne, avec le fameux inda inda) ou Arabadub. Mais c’est surtout deux chansons qui ont attiré mon attention : La bague à Danièle où le groupe passe au crible les stars du petit écran (un bon délire) et D’Eve à Lyse dont les paroles signés Magyd sont à la fois énigmatiques, inattendues et sublimes.

Des chansons plus ciblées sont aussi présentes : CNN (comité des nations naines), Minot des minorités, le masque au rade ( rien de moins qu’un pamphlet moderne et social) et enfin Singing (sous titré « Columbo des égouts »). Toutes se chansons caractérisent l’état d’esprit désormais bien connu de ZEBDA. Certaines intros sont des airs folkloriques qui seront repris plus tard dans leurs intégralités par des groupes amis tel les 100% COLLEGUES (qui reprendra aussi le titre « Baudis », dirigé contre l’ancien maire de Toulouse qui ne figurent pas dans les petits papiers du groupe).

ZEBDA mélange les styles et les sons : l’accordéon s’entend avec le oud et l’accent du sud rencontre les histoires françaises le tout sur des paroles soignées et cadrées.

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